Il existe des tâches qu’on ne pourra jamais confier à l’IA. J’ai donné 20 heures d’administration à GPT-6 Astra.

Astra est présenté comme un agent capable de faire progresser une mission administrative longue, tout en réservant les décisions importantes à l’humain.

Astra est présenté ici comme un changement d’échelle : non pas un outil qui répond à une question, mais un agent capable de faire progresser un objectif administratif dispersé entre sites, e-mails, documents et calendriers.

L’exemple du déménagement rend le propos concret. Recherche de logement, comparaison d’écoles et de médecins, démarches administratives, services et échéances forment un ensemble de tâches liées. L’auteur estime qu’un agent peut désormais conserver le contexte, continuer les branches non bloquées et préparer les résultats à examiner, plutôt que de rendre la main après chaque étape.

Le « manager loop »

Pour les missions trop larges pour tenir dans un prompt, l’auteur recommande un agent pilote. Il commence par interroger l’utilisateur sur les contraintes, transforme les réponses en plan de travail, délègue les sous-tâches et remonte les questions qui exigent une décision. L’objectif n’est pas d’expliquer chaque clic à l’agent, mais de lui confier un résultat avec des limites claires.

Cette supervision ne supprime pas le rôle humain. Les décisions personnelles, risquées ou irréversibles — par exemple choisir un logement — restent à l’utilisateur. L’agent doit réduire la charge de recherche et de coordination, puis demander validation aux points appropriés.

Des « recipe cards » pour déléguer

L’auteur appelle « recipe cards » des fiches réutilisables décrivant un type de travail : résultat visé, informations à recueillir, actions que l’agent peut entreprendre, approbations obligatoires et conduite à tenir en cas de blocage. Elles remplacent l’idée d’un prompt unique par un cadre lisible pour une exécution longue.

La question pratique proposée est simple : quelle mission complète peut être confiée à l’agent, quelle supervision lui faut-il, et quelles décisions doivent rester humaines ?

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